SOCIÉTÉ DE GÉNÉALOGIE VAUDREUIL-CAVAGNAL
Hormisdas Magnan
Biographie sommaire
Jusqu’en 1901, il fut secrétaire à la rédaction de l’Enseignement primaire, périodique publié à Québec et dont son frère Charles-Joseph Magnan était l’éditeur-propriétaire. Par la suite, de 1902 à 1904, il fut rédacteur au quotidien libéral le Soleil. En mai 1905, il entra comme rédacteur et administrateur au journal le Progrès du Saguenay. Il travailla à l’Action sociale, dès les débuts du quotidien de Québec jusqu’en 1910 ; on lui confia notamment les pages agricoles. Son intérêt pour ce sujet prenait ses racines dans le monde rural et agricole de son enfance. 
 
En 1910, Magnan fut l’un des 13 spécialistes nommés à la commission de la publicité de l’Union expérimentale des agriculteurs de Québec. La même année, Charles Ramsay Devlin lui donna le poste de directeur de la publicité dans le ministère de la Colonisation, des Mines et des Pêcheries, qu’il dirigeait. Magnan devenait ainsi responsable des relations publiques et des communications ; il devait aussi rédiger les rapports annuels et les études régionales.

Magnan considérait la paroisse comme l’entité la plus importante pour la survivance religieuse et nationale des Canadiens français. Dans le cadre de ses fonctions, il publia à Québec, en 1913, Monographies paroissiales : esquisses des paroisses de colonisation de la province de Québec. Il y écrivit : « L’œuvre si utile et si patriotique que poursuit le Département de la Colonisation [...] a pour but unique l’agrandissement de notre province par la paroisse canadienne ! » Il fut également l’auteur d’une vingtaine de brochures, qui pour la plupart décrivent des régions de colonisation de la province de Québec. 
 
En outre, ce patriote éclairé, passionné de son pays, consacrait ses moments libres à la rédaction d’ouvrages historiques.  Au début de l’année 1925, à Arthabaska (Victoriaville), Magnan fit paraître à compte d’auteur le Dictionnaire historique et géographique des paroisses, missions et municipalités de la province de Québec. L’ouvrage, qui contient 1 268 « monographies », réunit des renseignements clairs et précis portant surtout sur la chronologie de l’organisation paroissiale, municipale et postale. De plus, chaque article comprend des notes sur l’histoire et l’origine des toponymes. Magnan a souvent obtenu ces renseignements en envoyant des questionnaires aux curés et en correspondant avec eux. Ce travail de bénédictin lui valut bien des éloges. Cyrille Gagnon, prêtre et directeur du grand séminaire de Québec, écrivit même à Québec, en 1925, dans le Canada français, que ce livre « s’apparent[ait] à l’ouvrage si précieux de Mgr Tanguay [Cyprien Tanguay*], le Dictionnaire généalogique des familles canadiennes ». 
 
D’une constitution délicate et plutôt de petite taille, cet apôtre laïque convaincu fut toujours actif au sein d’associations religieuses. Zélé pour les organisations charitables, il occupa notamment pendant 25 ans le poste de trésorier de l’Œuvre des sourds-muets et des aveugles du diocèse de Québec. Il était encore directeur de la publicité au ministère de la Colonisation et préparait une deuxième édition du Dictionnaire historique et géographique quand la maladie le surprit.

Après un douloureux combat de sept mois, il s’éteignit à l’âge de 74 ans à sa résidence au 6, rue Fraser, à Québec. Il laissait dans le deuil sa seconde femme, Alice Pâquet, sœur du théologien Louis-Adolphe Pâquet. Le jour de sa mort, le journal la Patrie affirma que Magnan était « l’un des journalistes les mieux connus de la province ».

Source: Dictionnaire biographique du Canada
Hormisdas Magnan 1
Baptisé Joseph-Édouard-Hormidas, journaliste, auteur, historien et fonctionnaire, né le 25 février 1861 à Sainte-Ursule, Bas-Canada, fils de Jean-Baptiste Magnan, meunier, et d’Adeline Béland.
Le 3 juin 1899, Hormisdas Magnan épousa dans la paroisse Saint-Jean-Baptiste, Québec, Céline-Alice Lemieux (décédée le 2 septembre 1914), et ils eurent 11 enfants, dont 6 lui survécurent, puis le 24 août 1915, dans la paroisse Notre-Dame de Québec, Alice Pâquet ; décédé le 10 juillet 1935 à Québec et inhumé le 13 au cimetière Notre-Dame de Belmont à Sainte-Foy (Québec). 
 
Après avoir fait son primaire à Sainte-Ursule, Hormisdas Magnan étudia au séminaire de Nicolet de 1874 à 1883 et y obtint de brillants résultats. Le 7 décembre 1884, il entra comme frère coadjuteur chez les jésuites, à Montréal. Il fit probablement deux ans de noviciat à la maison Saint-Joseph, à Sault-au-Récollet (Montréal). Vers 1887, il travailla au scolasticat de l’Immaculée-Conception, où il collabora à la fondation d’une imprimerie, puis, à partir de 1889, il établit la classification de la bibliothèque du collège Sainte-Marie. En 1895, tandis qu’il accomplissait cette tâche, il dut quitter sa communauté en raison de problèmes de santé. À la suite d’un repos d’un an à La Malbaie, Magnan voulut d’abord se consacrer à l’enseignement. En 1898, après deux ans d’études et un stage à l’école normale Laval à Québec, il choisit cependant la profession de journaliste.
Dictionnaire historique et géographique des paroisses, missions et municipalités de la province de Québec.
La SGVC met à la disposition de ces membres le document:  Dictionnaire historique et géographique des paroisses, missions et municipalités de la province de Québec* en format PDF pour effectuer leur recherche.
Pour accéder au document de recherche, veuillez cliquer ici.
*Vueillez prendre note que ce document est libre de téléchargement à partir du web.
Rejoignez-nous sur :