SOCIÉTÉ DE GÉNÉALOGIE VAUDREUIL-CAVAGNAL
Cyprien Tanguay
Biographie sommaire
En 1865, Tanguay quittait la cure de Sainte-Hénédine et, à la demande de Thomas D’Arcy McGee, ministre de l’Agriculture, de l’Immigration et de la Statistique, il acceptait le poste d’attaché au département chargé de « constituer la statistique civile et religieuse à dater des premiers temps du pays ». Une seconde carrière, très fructueuse, longue de 35 ans, venait de commencer pour Tanguay. Dès 1871, il faisait paraître à Montréal le premier tome de ce qui allait être l’œuvre de sa vie et son œuvre par excellence, le Dictionnaire généalogique des familles canadiennes depuis la fondation de la colonie jusqu’à nos jours. Il avait entrepris ce travail « si considérable et hérissé de tant de difficultés », comme il l’écrivait dans son introduction à l’ouvrage, dans un but « éminemment national ». L’Église pourrait ainsi établir avec précision les degrés de parenté qui existent parfois entre les futurs époux, grâce aux arbres généalogiques faciles à dresser à partir d’une recherche sérieuse. On éviterait de cette façon des annulations de mariage ou d’autres situations fort embarrassantes.

Pour bâtir cette généalogie des familles canadiennes, Tanguay dépouilla systématiquement les registres paroissiaux du pays, voire même de toute l’Amérique française, afin d’en relever baptêmes, mariages et sépultures. De longs voyages sur le continent européen lui permirent d’explorer minutieusement les dépôts d’archives stratégiques, comme le Dépôt des archives de la Marine à Paris, des fonds en Belgique, en Prusse et dans d’autres États allemands, ainsi qu’en Italie. Il consulta aussi d’autres sources complémentaires : les divers recensements, souvent très détaillés, les ouvrages sur le Canada, tels les écrits de Samuel de Champlain, Pierre-François-Xavier de Charlevoix, Étienne-Michel Faillon et Jean-Baptiste-Antoine Ferland. Il regroupait sur un même bulletin les renseignements concernant chaque famille, travail qui devait représenter en 1890, à la parution du septième et dernier tome de son Dictionnaire, 122 623 bulletins avec une moyenne de dix actes ou dates sur chacun.
(source: Dictionnaire biographique du Canada)
Cyprien Tangauay1
Cyprien Tanguay, prêtre catholique, fonctionnaire, auteur et historien,  fils de Pierre Tangué, maçon, et de Reine Barthell.
(1819 - 1902 )
Cyprien Tanguay fit ses études primaires à Québec. À l’âge de dix ans seulement, il fut inscrit au collège naissant de Sainte-Anne-de-la-Pocatière pour y commencer des études secondaires, mais n’y demeura que trois mois. Il entra par la suite au petit séminaire de Québec où il gradua en 1839. Ordonné prêtre le 14 mai 1843, après des études théologiques dans sa ville natale, l’abbé Tanguay commença dès ce moment une vie fort active. Il fut vicaire à Sainte-Luce, à Trois-Pistoles et à Saint-Germain-de-Rimouski (Rimouski) (décembre 1843–1846), curé à Saint-Raymond (1846–1850) avec desserte de Saint-Basile (1847–1849), à Saint-Germain-de-Rimouski (1850–1859), à Saint-Michel, près de Québec (1859–1862), et enfin à Sainte-Hénédine (1862–1865).
La SGVC met à la disposition de ces membres le document: Dictionnaire généalogique des familles canadiennes depuis la fondation de la colonie jusqu'à nos jours en format PDF pour effectuer leur recherche.
Dictionnaire généalogique des familles canadiennes depuis la fondation de la colonie jusqu'à nos jours