SOCIÉTÉ DE GÉNÉALOGIE VAUDREUIL-CAVAGNAL
Joseph Drouin
Biographie sommaire
Il réalisa ses premières généalogies à sa résidence d’été de Pointe-au-Père (Rimouski) autour de 1913, puis, vers 1920, il se mit à les rédiger à son bureau d’avocat de Montréal, qui changea de localisation au fil du temps.

Lorsque, pour des amis, Drouin commença ses premières généalogies, il ne possédait guère d’outils fiables. Certes, les sept volumes du Dictionnaire généalogique des familles canadiennes depuis la fondation de la colonie jusqu’à nos jours de l’abbé Cyprien Tanguay, parus de 1871 à 1890, constituaient un ouvrage colossal et significatif ; ils demeuraient toutefois incomplets et comportaient de nombreuses erreurs. Les recherches de Drouin furent donc longues et coûteuses – il devait se déplacer souvent pour consulter les registres des églises et des villages –, mais il persévéra et élabora une méthode de travail efficace.  Alors que les généalogistes travaillaient sur la filiation des personnes de même nom, Drouin s’intéressait plutôt à la généalogie ascendante directe : il recherchait tous les ancêtres paternels et maternels d’une personne. 

Premier à faire de la généalogie une entreprise commerciale, il dressa au fil des ans environ 1 200 généalogies et rédigea plus de 500 000 fiches. La méthode de ce bourreau de travail était rigoureuse, les résultats de ses recherches étant vérifiés et appuyés par des références aux sources. Chaque généalogie était dactylographiée en un unique exemplaire et reliée avec une couverture rigide. Drouin commençait ses ouvrages par un bref historique de certains des ancêtres du client et laissait quelques pages blanches, à la fin, pour que ce dernier puisse ajouter les noms de ses descendants collatéraux. Il offrait aussi, en complément, un superbe arbre généalogique d’assez grande dimension, d’une couleur et d’une calligraphie magnifiques. Cet arbre permettait de voir d’un seul coup d’œil et sans aucun renvoi les 511 ancêtres de la première à la huitième génération.
Source: Dictionnaire biographique du Canada
Voir aussi : Avis de décès - p.2
Joseph Drouin
Né Joseph-Firmin, fils de Firmin Drouin, cultivateur, et de Mathilde Lafrance.1

( 1895 - 1937) 
Joseph Drouin fit ses études classiques au petit séminaire de Sainte-Thérèse. Il obtint de brillants résultats qui lui permirent de fréquenter la faculté de droit de la McGill University, où il fut lauréat de deux médailles du prince de Galles. Il fut admis au Barreau de la province de Québec en 1904. Pendant sa carrière, il s’associa à divers avocats et formerait, par exemple, la firme Drouin et Chaussé vers la fin des années 1920. Il s’adonna aussi à la généalogie, dont il ferait une activité commerciale en 1917. 

La SGVC met à la disposition de ces membres le document*: Dictionnaire national des canadiens-français  1608-1860 ainsi que Histoire de familles en format PDF pour effectuer leur recherche.
 
* Document produit par: Institut Drouin.